LE MONDE: Entre Emmanuel Macron et la droite, l’ombre d’un doute

13.08.2018 à 06h30 • Mis à jour le 13.08.2018 à 10h10 |Par Olivier Faye (avec Daryl Ramadier)

Ce n’est pas une rupture, plutôt un cahot. De ceux qui secouent une relation et projettent l’ombre du doute sur son devenir. A la suite de l’affaire Benalla, qui a empoisonné l’exécutif en juillet, le pouvoir de séduction exercé par Emmanuel Macron sur une partie de la droite – élus comme sympathisants – semble avoir perdu de sa force.

…  Conciliant libéralisme économique, verticalité dans l’exercice du pouvoir et posture de réformateur, le président de la République séduit pourtant à droite depuis son élection, en mai 2017. Mais la machine semble grippée. Selon une enquête Ipsos pour Le Point publiée le 24 juillet, le chef de l’Etat a perdu neuf points de popularité en un mois auprès des électeurs LR, sa cote s’établissant à 34 % de bonnes opinions. Dans un autre sondage, réalisé cette fois-ci par l’IFOP pour le Journal du dimanche, il chute de huit points auprès de cette même catégorie, enregistrant 39 % d’opinions positives.

Repartir à l’offensive

Cette dernière étude, menée en deux temps – une semaine avant l’affaire Benalla puis une semaine après –, inscrit cette chute dans un cadre plus global. « On constate qu’à droite l’essentiel de la baisse était déjà là avant l’affaire Benalla », relève Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion de l’institut.