Les « écolos » nouveaux combattants de la planète bleue

Monique Cochinal

Depuis les dernières élections municipales, les « écolos », bien qu’élus avec de petits scores, se retrouvent maires ou conseillers municipaux de plusieurs grandes villes de France, sans aucune préparation, mais ardents disciples d’une doctrine, certes noble : sauver la planète bleue, ils sont devenus de vaillants petits soldats verts partis en guerre, luttant en toute direction, acceptant difficilement le dialogue, et semant ainsi incompréhension et discorde.

Nous avons en mémoire quelques faits, gestes et paroles de nos nouveaux maires écolos de grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Poitiers) assez cocasses, qui révèlent souvent une grande inexpérience et un manque total de bon sens.

Dernièrement, dans la ville de Vincennes, un élu écolo du Conseil Municipal, s’en prend à un club de voile, et ne vote pas la subvention allouée au club sous prétexte que la libre circulation des bateaux était polluante …… Et interdite par la loi. Pourtant, nos petits apprentis matelots savent tous qu’un voilier n’a pas besoin de moteur polluant pour voguer, seulement une voile soigneusement maniée et des vents favorables !!!

Pour des raisons écologiques, le maire de Grenoble refuse l’installation de la 5 G dans sa ville. Dans la capitale, on interdit de plus en plus les voitures trop polluantes, pour privilégier la circulation piétonne, on ferme certaines voies à la circulation, provoquant accidents, encombrements entre les piétons, les vélos électriques, les patinettes électriques, les voitures existantes bien utiles pour les déménageurs, les artisans, les ouvriers du bâtiment pour transporter leurs matériaux.

Les interdictions se multiplient : dans certaines communes, plus de chauffage au bois, adieu nos jolis feux dans la cheminée si plaisants les soirées fraîches d’automne ou de printemps. Centrales à charbon interdites, pétrole à bannir, centrales électriques à fermer, voitures automobiles interdites, transports aériens les plus réduits possibles, transports maritimes restreints, voire même interdits. La loi « Climat et résilience » à l’article 1 interdit la publicité en faveur des énergies fossiles, distribue des « codes de bonne conduite » par l’intermédiaire du Conseil supérieur de l’audio visuel (CSA) visant à réduire efficacement les communications audio-visuelles relatives à des produits ayant un impact négatif sur l’environnement. Possibilité pour les régions de créer une écotaxe routière. Durcissement des limites d’émission de gaz des véhicules particuliers avec interdiction à la vente à partir de 2030. Interdiction des vols aériens sur toute liaison également assurée par train direct en moins de 2 heures 30. Encadrement du loyer des logements décrétés « logements passoires thermiques », et même interdits à la location, à partir de 2023. Audit énergétique obligatoire en cas de vente. Expérimentation dans les collectivités locales d’un menu végétarien quotidien.

 

Il serait bon de réfléchir sérieusement aux prochains candidats que nous devrons élire très prochainement, et choisir ceux qui auront la lourde tâche de relever notre beau pays, tout en protégeant intelligemment notre planète bleue.