Plongée dans les eaux troubles de l’affaire des des sous-marins nucléaires

Monique Cochinal

Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engins / SNLE-NG
type Le Triomphant
Le Vigilant, vie à bord, vues intérieures.

Ce jeudi 16 septembre 2021, Florence Parly, Ministre des Armées, a annoncé l’annulation d’un contrat de 56 milliards d’Euros, conclu en 2016 avec l’Australie, pour la livraison de 12 sous-marins de dernière génération. « Une très mauvaise nouvelle pour le respect de la parole donnée, et une décision grave en matière de politique internationale », nous dit-elle.

Grande colère également du Président Macron et de tous ses ministres, qui cherchent des sanctions vengeresses envers leurs faux amis : Les Etats Unis d’Amérique, la Grande Bretagne et l’Australie. Grand froid, relations diplomatiques rompues, refus du Président de se rendre à une prochaine manifestation américaine. Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Jean Yves Le Drian, furieux contre nos alliés américains, en vient même à comparer Biden à Trump. Cet indigne Biden vient de lui souffler « le contrat du siècle ».

En 2016, un contrat est signé entre la France et l’Australie pour la construction de 12 sous-marins conventionnels à propulsion diesel-électrique par le constructeur naval militaire « Naval Group ». Un énorme marché de 56 milliards d’Euros, fabriqué en partie en France par quelques 500 experts : LE CONTRAT DU SIECLE. Un petit profit dont la France doit se passer, puisque, brusquement, sans préavis (selon nos gouvernants), le Premier Ministre Australien : Scott Morrison a décidé de rompre le contrat au profit d’un partenariat stratégique avec les Etats Unis d’Amérique et la Grande Bretagne, liant ainsi Canberra, Washington et Londres pour des générations. L’Australie recevra au moins 8 sous-marins à propulsion nucléaire, à la pointe de la technologie, probablement le début d’une longue liste à venir. L’Australie, passant outre son interdiction du nucléaire, décide de se doter d’une force navale nucléaire, craignant un grand Etat tout proche : la Chine. Les sous-marins conventionnels de Naval Group ne pouvaient plus faire l’affaire, il était devenu indispensable de se tourner vers des modèles de navires plus puissants, plus endurants et plus furtifs. L’Australie, grande île isolée, subissant depuis des mois des sanctions commerciales de Pékin, se tourne vers ses alliés historiques : les Etats Unis et la Grande Bretagne, et espère ainsi faire reculer la Chine dans sa région de l’Indo Pacifique : les menaces sur Taïwan, appropriation de zones contestées en mer de Chine, pénétration de plus en plus fréquentes dans les petits Etats du Pacifique.

Ce pacte militaire entre l’Australie, les Etats Unis et la Grande Bretagne confirme, une fois encore, le déclin de l’influence de l’Europe et de la France dans le monde. C’est également le constat d’un échec de notre politique économique nationale et mondiale devant la toute puissance des Etats Unis et de la Chine, sa rivale, que l’on retrouve déjà très influente dans les cinq continents. Voici une nouvelle crise diplomatique internationale qui s’ajoute à la crise sanitaire mondiale, la crise économique et sociale.

Que faire ? Quant aux crises diplomatiques, dans « l’ancien monde », nous avions de fins diplomates, des ambassadeurs réputés, faisant partie intégrante d’un gouvernement fort et respecté partout, dont le rôle premier était de parlementer, discuter sans naïveté avec force et autorité, mais aussi avec bienveillance et sincérité, plutôt que d’aboyer, sanctionner, juger, tempêter.

Il serait bon de nous poser quelques questions essentielles. N’avons-nous pas tendance à penser que nous sommes les plus intelligents, les plus cultivés, les plus forts ? N’avons-nous pas tendance à imposer notre idéologie aux autres Etats ? N’avons-nous pas tendance, devant un échec, à fuir nos responsabilités en accusant l’autre si facilement ?

A la veille de nouvelles élections présidentielles, serons-nous assez vigilants pour prendre du temps et réfléchir calmement, sereinement, au choix de notre nouveau Chef d’Etat ? Qui devra affronter ces graves crises avec courage et redresser la France, si c’est encore possible. UNE MAIN DE FER DANS UN GANT DE VELOURS

L’accord de Paris et la C.O.P. 21 Nouvel échec gouvernemental ? Nouvelle faiblesse de nos institutions ?

Monique Cochinal, Chercheur associé

Le 12 décembre 2015, était signé à Paris, un accord jugé « historique » pour le climat. Après de longues et âpres négociations au sein de la C.O.P. (Conférence des Parties) 21, 195 Etats signaient l’Accord de Paris, et s’engageaient à maintenir la hausse de la température mondiale à 1,5 °C. d’ici l’an 2 100, par rapport aux niveaux préindustriels, et à atteindre, en 2050, la neutralité carbone. Chaque Etat devait agir progressivement. Tous les cinq ans, lors de la Conférence des Parties (la C.O.P.), le point serait fait, chaque pays signataire devant prouver une amélioration.

La France, grande organisatrice de cet accord, s’engageait à diminuer de 55 % les émissions de CO2 d’ici dix ans, contre 40 % jusqu’ici. Elle s’est donc fixée des objectifs annuels pour réduire de 40 % ses émissions de gaz d’ici 2030, et jusqu’à 75 % d’ici 2050. La France a du mal à honorer ses engagements….. La France a du mal à convaincre ….. Une trop grande ambition ? Une mauvaise efficacité de ses politiques publiques ?

Dans son dernier rapport en date de juillet 2020, le Haut Conseil pour le Climat (H.C.C.) chargé de suivre la trajectoire française sur la transition « bas carbone » constate que : « en dépit de certains progrès comme le budget vert qui sera mis en œuvre dans le prochain budget de la loi de finances, l’évaluation des lois et des politiques en regard du climat n’a pas progressé ». Il déplore des efforts insuffisants.

Selon l’Observatoire Climat – Energie, un outil d’évaluation créé par plusieurs ONG (Organisations Non Gouvernementales), en 2019, l’empreinte carbone a été de 419,9 Millions de Tonnes (Mt) de CO2, soit 2,7 % de dérapage. La consommation d’énergie, elle, a atteint 1 607,4 T.Wh, soit un écart de 0,6 %. Dérapages jugés réprimandables par le Conseil d’Etat, saisi par l’ONG « Les amis de la terre », qui, le 19 novembre 2020, enjoint l’Etat français de prouver son engagement climatique pour Grande-Synthe, une commune du Nord, exposée à des risques de submersion due au réchauffement climatique et à la montée des eaux. Sans se prononcer sur le fond, la plus haute juridiction française (le Conseil d’Etat) contraint un gouvernement à justifier de son refus de prendre des mesures complémentaires pour atteindre l’objectif COP 21 de réduction de 40 % de ses émissions de CO2 par rapport au niveau de 1990. L’avocate de la commune de Grande-Synthe, Corinne Lepage s’en réjouit.

De la rédaction de LCI, publié le 10 juillet 2020 – « Le Conseil d’Etat, saisi par l’ONG « Les amis de la Terre » a ordonné vendredi au gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air dans plusieurs villes et régions, sous peine d’une astreinte de 10 millions d’Euros par semestre de retard. Cette astreinte est le montant le plus élevé jamais imposé pour contraindre l’Etat à exécuter une décision prise par le juge administratif ». Le gouvernement a six mois pour prendre des mesures avant de devoir s’acquitter de cette somme. Le Conseil d’Etat précise que, le cas échéant, pour la première fois, l’astreinte pourrait être versée aux ONG requérantes, mais aussi à des personnes morales publiques disposant d’une autonomie suffisante à l’égard de l’Etat, ou privées à but non lucratif, menant des actions dans ce domaine de la qualité de l’air. Lors de l’audience, le rapporteur public, qui avait demandé cette astreinte, avait notamment évoqué l’ADEM (Agence de la Transition Ecologique).

LCI revient sur cet « acte fondateur de la justice climatique » avec l’eurodéputée « Europe Ecologie les Verts » : Marie Toussaint, spécialiste du droit international de l’environnement, mais aussi membre de l’ONG « Notre Affaire à Tous », associée, via le regroupement « L’affaire du siècle », à la saisine du Conseil d’Etat.

Du journal « L’Express – REUTERS/Charles Platiau : « Fanfaronner, c’est bien, tenir ses promesses, c’est mieux ……..Greenpeace, Oxfam France, Notre Affaire à Tous, et la Fondation Nicolas Hulot attaquent l’Etat français en justice pour manquement à son obligation d’action contre le réchauffement climatique ».

Comment est-il possible, dans un Etat de droit, que la plus haute juridiction française : le Conseil d’Etat, lui-même soumis à des contraintes et saisines d’un parti politique et de nombreuses ONG, contraigne, au nom de « la justice climatique » son propre Etat à « justifier de son refus de prendre des mesures complémentaires pour atteindre l’objectif fixé » ?

Quels pouvoirs judiciaires possède cette « justice climatique » pour infliger de sévères sanctions à un Etat pour manquement à ses engagements et surtout refus d’obtempérer ?

Il serait grand temps de réagir, si nous ne voulons pas voir disparaître tous les grands principes de notre cinquième République, auxquels la plupart des Français restent attachés.

 

 

 

CONTEMPORARY ELECTORAL SYSTEMS

The Al Urdun Al Jadid Research Center  (UJRC)

and the Ntional Democratic Institte

CURRENT TRENDS IN ELECTORAL SYSTEMS BY PROFESSOR BERNARD OWEN

Thank you. My very brief intervention will be divided into three parts. The first part deals with what we call the Western World. The second part deals with what has been recently taking place in Eastern Europe, and the third is what we can say about the African continent.

First, the Western World: We have been working on elections for two centuries. So we should know things about elections. Well, there are things that we know and things that we do not know, and what is taking two centuries to develop is of course difficult to introduce in a swift manner to newcomers to the democratic process. We think that in the Western World everything is clear and that the voters have political parties to vote for and that they know perfectly well why they are voting for one party or another. That is true, but only in a certain way. Let us look at the question in a little more detail. You vote for a political party year after year (we have elections every four years). For example, let us say that a political party regularly gets around 12 percent of the vote. The year after, it might get 13 percent , just one percent more than the previous year. But we usually have a stable level for this party, which might be 12 percent of the votes. So if this political party is a socialist party for instance, we can say that 12 percent of the population is either socialist, or at least wishes for the socialists to come to power, or would like the country to become socialist. But it is not as simple as that.

As I am French, I will speak a little bit about France. In France, for example, we have a communist vote. From 1945 until 1958 the communist vote was about 25 percent of the votes. From 1958 to 1981, it was around 20 percent of the votes. And now, it is approximately 10 per cent of the votes. This does not signify a gradual drop. Rather, it has come down like steps, and each of the steps corresponds to a change in the institutions. We moved from the Fourth to the Fifth Republic, and we actually changed the electoral system. We had the PR system (the proportional list representation system) and then we had a two-round majority system. And here we should have the same. But what has changed is that the President of the Republic has become a socialist –Mitterrand– and this somehow had an effect on the communist vote.

So let us say that in 7978 we could say that people in the press and researchers said that 20 percent of the French population wished France to become as communist country. But before the elections in 1978, a series of monthly polls were taken. And in each of these polls people were asked: do you wish France to become a communist country? A communist country similar to Russia or to the satellite countries? And systematically, every month the same answer came: seven percent wished France to become a communist country, three percent of them said that they wanted France to become like Russia and four percent of them said they wanted France to become like the satellite states. Why does the difference between seven and 20 percent exist? What about the 14 percent who voted for the communist party? Why did they vote for the communist party and not wish France to become communist?

There is an international tendency in which, for example, that from 50 percent to 7() percent of the members of a trade union organization vote the way the trade union wishes them to vote. Now in France, in 1945, right at the beginning, the main trade union movement was taken over by the communist party. Thus, in an average political general election, we know that 70 percent of the whole membership of the trade union goes for the communist party. Membership in the trade unions can be small or can be very large. You can have millions of people joining the trade union movement. So when you look at the electoral results, you see that this can have quite an important effect on the way the results emerge. We can say that the trade union movement is not an ideological vote, because if it was a socialist party taking power in 1945 this factor would work for the socialist party as they do in the Scandinavian countries. So we could say that in Europe, we also have our tribal vote, our clan vote, but we do not call them the same thing. For us, our clans and tribes are the trade union movement, but that is not the only one. In Western Europe for example we also have another tribal vote — the Catholic Church. The Catholic Church is very well organized at the social level. This gives it an advantage over other political parties, and we can see this especially in Western European countries that use the proportional list representation.

I will try and be very brief on this point. When we have proportional list systems, we usually see political parties at around 10 per cent of the votes, plus or minus. It can vary quite a lot. That is the general rule and    they have a tendency to splinter. The people who draft the electoral laws will impose thresholds to stop this splintering, but it does not always work. This is the general rule. But there are two kinds of parties which did not act according to this rule: on the left the political party that holds the trade union well in hand, which can reach 40 percent; and those that have the Catholic Church, which is very well socially organized and which can also reach at times around 40 per cent of the votes. This is seen as proportional representation. In the Western World, we can say that this factor works every time. But when you use plurality voting, for example, which we call one round majority voting or two round majority voting, we have parties that easily reach 40 percent of the votes so that the trade union effect is not as evident as in the proportional list system.

That is all I wanted to say for Western Europe. So you see, we also have our clans and our tribes, but we do not call them that. They are, however, organizations that have a very strong effect on the political life of the country-

Now for Eastern Europe. You all know of course, that the communist regimes collapsed, and in Eastern Europe they have no para-structures remaining. While the communist regimes were in place, everyone was obliged to belong to some kind of association. You had the Young Men’s Leninist or Communist Association. You had the Women’s Association. You had all kinds of associations. But now that the communist regimes have collapsed, no one wants to belong to an association. They just want to breathe and be free about it. During the Communist regimes, there were, as you know, elections. Most of the Eastern European countries had electoral laws that were the same or very similar to those used in the communist regimes. And when you look at an electoral law of a communist regime, you find that it is very similar to ones that we have in the Western World. The main difference is the fact that you can only be a candidate if you are nominated by one of the associations, and these associations are also controlled by the communist party. There is also something which came aboout in practice, but which was not in the rule: that there was only one candidate. So you must be careful when you read. Rules and regulations are not always strictly applied.

The Russian system was a two-round majority system as we use in France. When the countries decided that they were not communist anymore, they did not want the same type of electoral system. They  said, « We do not want it. It comes from the communist regime. It is bad. We want liberty. » And they adopted a system of proportional representation. Some countries mixed majority and proportional systems, like Hungary. And the first elections that were held in Eastern Europe must not be considered elections. They must be considered referendums: that is, people were not voting for different members of parliament. They were voting for or against communism. That was quite clear in all the countries, except for Hungary, because Hungary started liberalization movements before other countries. For example, they created a constitutional court beginning in 1989, and the elections were held a year later. So they were not afraid of communism anymore. The communists, any way, practised a very liberal communism. So they voted the same way a normal western country would vote. But in other countries, it was a referendum.

Two things are very interesting to see: one, the people were so used to a kind of terror, and they were afraid to do anything. They did not realize, they could not understand that the vote was secret. They thought that somehow there were spiit;iiks above, and that they would see how one voted. We also saw this in African countries. People were not quite convinced that everything was free now. You cannot go from one stage to another stage without intermediate phases. And what is interesting also is the way the voting went on in Eastern Europe. It was the countryside and the small villages that voted for the communists, and not the main cities. In the main cities, they knew democracy was there. They could do what they want. They could see it everywhere. But in the little villages, they were not quite so sure. They have seen it on television. They knew about it, but they were not so certain. So that is where the most communist votes were.

So, right away, in Eastern Europe, we find a unified democratic movement or party against the communists, who would change their names to socialists. They did not use the name communism anymore –not even the members of the communist party. As the second and the third elections came around, though, there was a surprise, because the democratic party just splintered. It broke up completely . In Poland, for example, in the first election there was a very strong and unified movement behind Solidarity, and it suddenly split up to the point where there were 29 political parties in Parliament. 29 political parties — just imagine what that means! There were no structures to which the people or the parties could attach themselves, and they just broke out into a huge ungovernorable country. They had a very short term of government in Eastern Europe wherethere is so much to be done. There was a social crisis and an economic crisis. They needed some kind of strong government and they were not getting it. So the Poles modified their electoral law. They chose a pure proportional list system. They changed it by implementing a threshold, so that only political parties that took five percent of the votes would be represented in Parliament. That has limited the number of parties, but they still have quite a few. However, it has still been difficult to have good, efficient government. That is the position that we are facing in Eastern Europe: First stage, referendum for or against communism. Second stage, that we breathe and be free and have as many political parties as we want, and now they are saying, well, we have to have an efficient government. It is the trouble which we see in Western Europe when we have coalition governments. With three, four, even five parties in goverrnment, they can deal with the problems arising in the country as long as there is no real crisis. But when the crisis occurs, you find that none of the political parties leads the government, and the country, when it needs the government, finds that it does not have one any more.

I have only two minutes left. So I will go quickly to Africa by Concorde. Now I am talking of the continent of Africa, and it seems to be the exact opposite of what we are finding in Eastern Europe. In Eastern Europe, there is no power structures remaining. It is a kind of a blind situation, whereas on the continent of Africa, you have habits of electing or nominating people in ethnic clans or tribes, and it is the elders that have power. They have notions of power structures which usually do not have anything to do with elections. So you have to try and see how these different elements can fit together. I have always been surprised.

There is another point that is really important. Let us say that in a country, which I will not name, you have about 90 percent of an ethnic population and 10 per cent of another ethnic population who have held power for centuries. Now let us say that we have election on the « one-man, one-vote » principle. The small 10 percent ethnic population that was in power suddenly loses power. So what does it do? It might go out, come back with weapons and start fighting. I mean it is a risk to change in just one quick operation the complete structure which came either from consensus or from old power structures. I think you have to be very careful whenever you go from one to another. But on a very optimistic note, the more I work the more I feel that people are very similar in regardless of the country. They have a different history, they have different groupings, they have different religions, but as far as human beings are concerned, they are very similar.

And to conclude: when we are moving towards democracy, it is not a question of having the latest type of electoral law or human rights regulations, but rather, I think, to chose something which will give democracy a chance to continue. The great thing to do is to try to develop democratic continuity .

In memoriam: John Hartland

C’est avec tristesse que nous avons appris la mort de John. Nous avons travaillé et partagé des bons moments avec lui et avons beaucoup de souvenirs.

John a était une personne à qui on pouvait toujours faire confiance. Il s’engageait à fond dans son travail et ses idéaux.  C’était un homme qui lisait beaucoup et qui était très cultivé ce qui lui donnait une approche large aux questions notamment liées à ses missions pour le Conseil de l’Europe où il a toujours travaillé. Il croyait à l’Europe et notamment au rôle des ections du Parlement Européen auprès des citoyens.

La première fois que Bernard  a rencontré John c’était aux Pays Baltes, où il travaillé en mission pour le Conseil de ‘Europe. Maria, plus tard, au Kosovo. Depuis ce temps là, John a participé au Diplôme Universitaire; que Bernard avait organisé, autant comme membre de plusieurs jurird de soutenance, qu’à nos colloques au Sénat. Il aimait échanger avec nos étudiants et spécialement pendant les nombreuses  fête de fin d’année du Diplôme Universitaire. John a gardé l-e contact avec certains et ils auront comme nous des bons souvenirs. Un détail sympathique est le fait que quand  John venait à la fête il arrivait en voiture de Strasbourg avec son chien et Maria s’assurait que John avait de la bière (pas glacée) et son chien un grand bol d’eau

La dernière fois que je John a participé en tant que membre d’un jury de soutenance, ous avons déjeuner dans un restaurant de cuisine du Sud Ouest et, en parlant d’une observation électorale à laquelle il avait participé aux Etats-Unis, il  avait  beaucoup aimé l’expression qui existe dans ce pays:  » Democracy is local« .

John vit à travers tous ceux  l’on connu, apprécié et aimé.

Bernard Owen et Maria Rodriguez-McKey

Lettre ouverte de militaires au Président Macron. Un constat d’échec ? Un signal d’alarme ?

Monique Cochinal

 

Mercredi dernier, le journal « Valeurs actuelles » a publié une tribune de  Jean Pierre Fabre Bernadac, officier de carrière, responsable du site Place Armes, appelant Emmanuel Macron à défendre le patriotisme. La tribune a été signée par une vingtaine de généraux, une centai bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbne de hauts gradés et plus d’un millier d’autres militaires (24 127 signataires, le 2 mai).

Dans cette lettre, on y dénonce le « délitement » qui frappe la patrie et qui, à travers un certain antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. « Délitement » avec l’islamisme et les « hordes de banlieue », qui entraîne le détachement de multiples parcelles de la Nation pour la transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. « Délitement », car le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leur désespoir.

Jean Pierre Fabre Bernadac assure que des gens disent qu’ils n’ont plus confiance dans les politiques, mais dans l’armée, évoquant un ras le bol général de la population. Il confirme que les signataires se disent prêts à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation. Il élude tout appel à l’insurrection ou à la guerre civile.

Tout autre son de cloche du gouvernement. On pouvait s’en douter !!! Surtout que la principale opposante du Président Macron, Marine Le Pen, ravie de cette opportunité, a aussitôt assuré qu’elle souscrivait à ces analyses et invitait ces généraux à joindre son action pour prendre part à la bataille qui s’ouvre , qui est la « bataille de la France ». La réponse de J.P. Fabre ne s’est pas fait attendre : « Pour la sauvegarde de la Nation, nous n’avons pas besoin de Marine Le Pen et du F.N. Je me fiche de la droite comme de la gauche. Ce qui m’intéresse ce sont les gens qui croient encore que ce pays existe, qu’il a des racines et quelque chose à prouver ». Il cite Michel Honfray, un signataire, pas particulièrement un homme de droite.

Pour le Général Dominique Delawarde (2ème s.) : «  86 % des Français estiment que dans certaines villes ou quartiers les lois de la République ne sont plus appliquées. 73 % estiment que la société française se délite….. Ma conclusion est simple, les politiques et ceux qui leur sont liés ne doivent pas se tromper de cible. Au lieu de s’attaquer et de bâillonner ou de sanctionner les lanceurs d’alerte, ils devraient s’attacher à neutraliser les fauteurs de troubles et de violence, souvent connus des services de police qui pourrissent la vie des citoyens honnêtes. Ils devraient s’attacher à reconquérir les territoires perdus de la République. C’est aussi simple que cela et nous, les lanceurs d’alerte, en seront heureux. ».

Après plusieurs jours d’invectives de part et d’autre dans le gouvernement, Florence Parly, Ministre des Armées, a dénoncé, dimanche, cette lettre ouverte des généraux avec des mots sanglants, elle dit : « La tribune irresponsable publiée dans « Valeurs Actuelles » est uniquement signée par des militaires à la retraite, qui n’ont plus aucune fonction dans nos armées et ne représentent qu’eux-mêmes ….. Deux principes immuables guident l’action des militaires vis-à-vis du politique : neutralité et loyauté……. Ces militaires ont enfreint le devoir de réserve….. Je demande au Chef d’Etat Major d’appliquer les règles prévues dans le statut des militaires, donc des sanctions allant jusqu’à la radiation ».

Des sanctions exemplaires sont également demandées par le groupe socialiste et par le groupe écologiste du Sénat, qui veut saisir le Procureur de la République, sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale. Le Sénateur Henri Leroy réagit fortement et s’émeut de cette décision des écologistes : « C’est lamentable, c’est ridicule, comment peut-on vouloir envoyer devant la justice des gens qui ont servi la France…… On ne sanctionne pas un appel au secours, on essaie de comprendre ». Le Sénateur des Alpes Maritimes compare la démarche des signataires à celle du Général de Villiers, ancien Chef d’état major des Armées, qui avait démissionné de son poste, en juillet 2017, suite à un désaccord sur le budget de la défense avec le Président Macron.

Jean Paul Thonier, général à la retraite réagit, à son tour, il dit : « Tous les militaires ont le droit de s’exprimer sur tous les sujets. La liberté d’expression, même si elle est codifiée, existe au sein de la force des armées ou sur d’autres sujets intéressant la défense et la sécurité des Français. Le militaire reste crédible à condition d’intervenir avec mesure et clairvoyance dans les domaines qui sont les siens…. Il doit le faire en tant que citoyen sans prétendre parler au nom de l’institution ».

Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense, nous dit : « On ne peut pas reprocher aux militaires de penser à la Nation et de la défendre. C’est ce qui fait leur grandeur. Mais le gouvernement doit, de son côté, respecter l’histoire de l’armée. Emmanuel Macron n’a pas toujours été adroit avec l’armée, car il ne la connaît pas assez ». Il n’apprécie toujours pas certaines déclarations du Président sur la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité, estimant que si c’est un crime contre l’humanité, ce n’est pas un crime de l’armée, c’est celui de Jules Ferry, et donc qu’il ne faut pas faire porter à l’armée des responsabilités qui relèvent du politique. Les militaires ne peuvent pas avoir le sentiment qu’on ne respecte pas le sacrifice de leurs anciens. L’armée française n’est pas composée de gens qui sont dans la repentance.

Politiques, journalistes, éditorialistes, membres du gouvernement sont vent debout. Chaque jour, on analyse, on fait « mousser la sauce » en parlant maintenant de prise de pouvoir par les forces armées, de guerre civile. Qui va calmer le jeu, à quelques semaines des élections régionales ?

Ce matin, un avocat, Maître Le Borgne, tentait de calmer la situation explosive sur le plateau. Quant à lui : «  Il n’y a pas d’appel au putsch dans cette lettre des militaires au Président, mais le constat (comme un bon nombre de Français) d’un problème grave de sécurité dans notre pays, et un certain laxisme de la part de nos gouvernants, semblant dépassés par la situation qui empire chaque jour, d’où la crainte ressentie partout en France.

Les militaires expriment ce qu’ils pensent, Ils sont parfois excessifs et maladroits dans leurs expressions : « hordes de banlieusards, guerre civile imminente », mais cessons de les accabler de tous les noms dans le genre de « fascistes qui prépareraient prochainement un putsch ».

Les « écolos » nouveaux combattants de la planète bleue

Monique Cochinal

Depuis les dernières élections municipales, les « écolos », bien qu’élus avec de petits scores, se retrouvent maires ou conseillers municipaux de plusieurs grandes villes de France, sans aucune préparation, mais ardents disciples d’une doctrine, certes noble : sauver la planète bleue, ils sont devenus de vaillants petits soldats verts partis en guerre, luttant en toute direction, acceptant difficilement le dialogue, et semant ainsi incompréhension et discorde.

Nous avons en mémoire quelques faits, gestes et paroles de nos nouveaux maires écolos de grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Poitiers) assez cocasses, qui révèlent souvent une grande inexpérience et un manque total de bon sens.

Dernièrement, dans la ville de Vincennes, un élu écolo du Conseil Municipal, s’en prend à un club de voile, et ne vote pas la subvention allouée au club sous prétexte que la libre circulation des bateaux était polluante …… Et interdite par la loi. Pourtant, nos petits apprentis matelots savent tous qu’un voilier n’a pas besoin de moteur polluant pour voguer, seulement une voile soigneusement maniée et des vents favorables !!!

Pour des raisons écologiques, le maire de Grenoble refuse l’installation de la 5 G dans sa ville. Dans la capitale, on interdit de plus en plus les voitures trop polluantes, pour privilégier la circulation piétonne, on ferme certaines voies à la circulation, provoquant accidents, encombrements entre les piétons, les vélos électriques, les patinettes électriques, les voitures existantes bien utiles pour les déménageurs, les artisans, les ouvriers du bâtiment pour transporter leurs matériaux.

Les interdictions se multiplient : dans certaines communes, plus de chauffage au bois, adieu nos jolis feux dans la cheminée si plaisants les soirées fraîches d’automne ou de printemps. Centrales à charbon interdites, pétrole à bannir, centrales électriques à fermer, voitures automobiles interdites, transports aériens les plus réduits possibles, transports maritimes restreints, voire même interdits. La loi « Climat et résilience » à l’article 1 interdit la publicité en faveur des énergies fossiles, distribue des « codes de bonne conduite » par l’intermédiaire du Conseil supérieur de l’audio visuel (CSA) visant à réduire efficacement les communications audio-visuelles relatives à des produits ayant un impact négatif sur l’environnement. Possibilité pour les régions de créer une écotaxe routière. Durcissement des limites d’émission de gaz des véhicules particuliers avec interdiction à la vente à partir de 2030. Interdiction des vols aériens sur toute liaison également assurée par train direct en moins de 2 heures 30. Encadrement du loyer des logements décrétés « logements passoires thermiques », et même interdits à la location, à partir de 2023. Audit énergétique obligatoire en cas de vente. Expérimentation dans les collectivités locales d’un menu végétarien quotidien.

 

Il serait bon de réfléchir sérieusement aux prochains candidats que nous devrons élire très prochainement, et choisir ceux qui auront la lourde tâche de relever notre beau pays, tout en protégeant intelligemment notre planète bleue.

 

La politique: la résultante de l’histoire d’une nation.

Maria Rodriguez-McKey, Bernard Owen

Le système politique  d’un pays est le résultat de son histoire. Les Etats-Unis, par exemple, ont été créés, en 1776, après ce qu’ils appellent  « la guerre révolutionnaire contre la Grande Bretagne ». En 1778,  commença la première république issue de la première Constitution, mais elle fut de brève durée car, dès 1789, commença la deuxième. Elle était le résultat de la Constitution de 1786 dotée de trois pouvoirs (Législatif, Exécutif et Judiciaire).  Nous vivons encore sous la deuxième république, dans laquelle le premier pouvoir est le Congrès au niveau fédéral puis les législatifs dans chacun des cinquante Etats.

A l’époque de la création de la République Américaine  on se méfiait du pouvoir aux mains des hommes. On se méfiait de la démocratie du peuple. Mais on ne voulait pas faire ce qui se faisait en Europe : les monarchies.  Cette méfiance est toujours là, d’où l’obsession des contre-pouvoirs, du fait que le Législatif est le premier pouvoir et que même le Judiciaire l’est, contrairement à la France. (C’est le balance of powers ou l’équilibre des pouvoirs.)

En revanche, en France la cinquième République est le résultat d’une histoire longue où les rois, les empereurs, les hommes providentiels ont joué un rôle essentiel. Louis XIV octroie  des droits aux protestants puis il les annule.  La loi de 1905 a été votée par le législatif, tout comme les lois concernant l’Islam beaucoup plus récentes.  Le Ministre de la Police est aussi Ministre des Cultes. Le Président de la République  a tous les pouvoirs. Le Président Américain n’est que le  régalien.  Le Président français a le pouvoir de nommer le Directeur de l’ENA, de France Inter, de France Télécom… Un cadeau  d’adieux aux Présidents est de devenir membres de la Cour Constitutionnelle, mais Hollande a changé cela. Il n’est pas allé très loin, parce que Juppé et Fabius sont devenus membres. Cela est bon pour le Président Macron, car il est entouré de ministres de centre gauche et centre droite. Le Président a même le droit de dissoudre l’Assemblée Nationale. Le Président Chirac l’a fait en consultant au préalable les chefs des groupes. Le PS s’est dit : Pourquoi pas? Peut-être que le  PS gagnera? Juppé  a fait confiance aux sondages qui les donnaient gagnants…

La dissolution du législatif par l’exécutif est politiquement naïf, comme on l’a vu avec le cas Chirac, elle apporte une confusion des pouvoirs car le Président n’est pas élu par une élection législative comme dans un système parlementaire  et la Présidentielle est une toute autre élection que la législative.

Le Président Macron est lui même un pur produit du système. Sorti de l’ENA, avec touche de modernité ; il parle anglais puis il a été banquier.  Mais aussi  c’est un « control freak ». Il adore le contrôle du plus petit détail.  C’est la verticalité du système mais en pire, car il n’a pas  d’élus ailleurs qu’au niveau national. Paris décide. Washington DC n’est pas dans la même position et fort heureusement.

Pour ses électeurs, Macron aura été l’homme providentiel. On n’utilise jamais ce terme aux Etats-Unis car tous les élus sont issus du Parti Démocrate (né en 1829) ou du Parti Républicain (né en 1854) bien qu’il existe d’autres partis au niveau des circonscriptions. Mais dans un scrutin majoritaire à un seul tour les troisièmes partis ou les hommes providentiels ne gagnent pas les élections. Le Président Macron n’aurait pas gagné aux Etats-Unis. Son élection a causé l’effondrement du système des partis, alors que le bipartisme existe outre Atlantique depuis quasiment le début de la deuxième République. En France au premier tour, le vote se disperse, ce qui fait qu’au deuxième tour, on assiste à un duel comme celui de Chirac Jean Marie Le Pen, ou le duel Macron Marine Le Pen, en 2017. Ce qu’il faut garder dans l’esprit, c’est que la continuité et la valeur d’un Etat ne découlent pas d’un homme présidentiel mais de la structure des partis en place pouvant être aux commandes et assumer le rôle d’une structure constructive.

Le vote blanc : un mode d’expression de l’électeur Insatisfait de la politique de son gouvernement

Monique Cochinal

Election européenne 2914: record d’abstention

Lors de chaque élection, chaque citoyen peut s’exprimer librement et secrètement en déposant dans l’urne un bulletin de vote sous enveloppe. Il peut aussi ne pas se déplacer ou ne pas donner procuration, le vote en France n’étant pas obligatoire, il s’abstient, pour des raisons qui lui sont propres, ou, très en colère, il peut inscrire sur son bulletin de vote des injures envers tous ces «  politiciens pourris ».

Il y a, cependant, une autre façon de s’exprimer, en respectant ce droit de vote si précieux qui nous a été donné. C’est le vote blanc : l’électeur se déplace, ou donne procuration, mais n’ayant pas trouvé de candidats répondant à ses aspirations, il s’exprime en déposant dans l’urne son enveloppe vide de tout bulletin. Rien à voir avec l’abstention et le vote nul (vote non valable).

Quelle définition exacte donnée au vote blanc ou « bulletin blanc » ? Selon « wikipediat » : « Lors d’une élection, le vote blanc est le fait de ne voter pour aucun des candidats, ou aucune des propositions dans  le cas d’un référendum ». Ce mode d’expression fut possible quand le vote à main levée fut remplacé par le bulletin de vote, depuis la loi du 18 ventôse An VI, en référence à l’article 31 de la Constitution de l’an III.

Juridiquement, il n’existe pas de définition très précise du vote blanc. On peut simplement lire dans le dictionnaire que c’est un bulletin de vote mis dans l’urne et sur lequel n’est porté aucun nom ni aucune mention. Pour le Centre d’information civique (C.I.C.), il s’agit d’une feuille de papier blanc et vierge glissé dans une enveloppe. Selon le code électoral français : « une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un vote blanc ». En 2015, le site institutionnel français « Vie Publique » donne cette définition : « Le vote blanc consiste à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection ».

On peut trouver différentes interprétations du vote blanc. Dans une petite commune, où tout le monde se connaît, il peut exprimer le souhait de quelque chose de différent, et permet de mesurer la légitimité d’un élu ou d’un groupe. En règle général, l’électeur manifeste sa déception par ce genre de vote, car il n’a pas trouvé de candidat ou de parti politique correspondant à ses idées, mais il s’est déplacé, plutôt que s’abstenir, et ne remet pas en cause le principe des élections et leur utilité.

Dans le domaine des sciences politiques, le vote blanc est parfois désigné comme « l’abstentionnisme civique », ou une forme « alter vote » pas forcément neutre. Depuis bien longtemps, on a assimilé le vote blanc à l’abstentionnisme, et à un vote nul. Il faut attendre l’article L 65 du code électoral modifié par la loi numéro 2014 – 0172, du 21 février 2014, en vigueur à partir du 1er avril 2014 pour reconnaître le vote blanc : « Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès verbal, ils n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un vote blanc ».

Depuis les élections européennes de mai 2014, le pourcentage est connu, il varie entre 2 et 5 % des votants, parfois plus selon les élections. Pour les élections présidentielles de 2017, au second tour, il est monté à 11,5 %. Si ils avaient été reconnus valides pour la détermination des majorités relatives ou absolues, les résultats auraient été bien différents. On peut donc penser qu’un changement de cette loi serait favorable au bon fonctionnement de notre Etat.

En Europe, L’Espagne et le Portugal considèrent comme valides les votes blancs. Pour la Belgique, où le vote est obligatoire, les bulletins blancs et nuls sont importants (5,2 % des bulletins déposés en 2003).

En Amérique du sud, l’Uruguay reconnaît le vote blanc. Au Pérou, le scrutin est annulé lorsque les 2/3 des électeurs votent blanc. Ce qui fait penser que le peuple possède un droit de veto. En Colombie, les votes blancs sont comptabilisés dans les suffrages exprimés (votos validos – article 9 de l’acte législatif de 2009) pour tous les scrutins, présidentiel compris.

En Tunisie, lors des élections des membres de l’Assemblée Constituante, en octobre 2011, les votes blancs ont participé à la détermination du nombre de sièges obtenus dans certaines circonscriptions.

En Mauritanie, la loi électorale reconnaît le vote blanc dit « vote neutre ». A chaque élection ou référendum, les électeurs peuvent cocher « vote neutre » sur leur bulletin.

Plusieurs pétitions et manifestations ont été entreprises pour que les votes blancs soient pris en compte comme suffrages exprimés. La pétition sur le site change.org rassemble plus de 100.000 signatures, aux élections régionales de 2015, et 300 000 signatures, en 2020 (3 fois plus en 15 ans). C’était aussi une demande exprimée, lors du grand débat national.

 

 

Portraits

Bernard OWEN

Certains riches personnages ou hommes politiques aiment parader à Versailles. L’un d’eux, qui n’est pas sans intérêt, est rarement évoqué et oublié. Il s’agit du Chancelier Bismark. En effet, le Chancelier Bismark a souhaité que l’unification des Etats Allemands ait lieu à Versailles. La défaite de l’armée française mal organisée et avec à sa tête Napoléon III, sans autorité et souffrant, permettait Versailles disponible.

Bismark

Bismark à Versailles ? Certains s’en offusqueront et proclameront : «  Bismark était une brute germanique et profitait de sa victoire pour nous humilier doublement ». Ce raisonnement m’a poussé à rechercher qui était vraiment Bismark ? Je me suis donc plongé dans la lecture des lettres qu’il écrivait très régulièrement à sa femme, lors de ses campagnes militaires. A ma grande surprise, il m’est apparu comme un être sensible ayant beaucoup de respect pour sa femme.

Cette lecture m’a fait penser à Lord Loydgeorge, homme politique gallois de gauche, qui, bien au contraire, se vantait, dans ses lettres, de tous ses succès et évoquait les très forts applaudissements accompagnant ses discours.

Lloyd George

Dans un autre pays, je fus invité par une personne sympathique. Au cours du diner, je fus surpris par toutes les questions qu’elle me posait. Cela m’a fait comprendre que son invitation découlait de ma nationalité française. Je représentais la France « Pays des révolutions ». Elle fut bien surprise quand je lui ai cité les différentes révolutions, qui se sont succédé pendant notre histoire, sans développer le détail de chacune. J’ai mentionné Robespierre, le plus effrayant des révolutionnaires, qui termina sa vie sous le couperet de ses amis, dont les limites de l’horreur et de la décence étaient dépassées.

Robespierre